Nous avons trop longtemps confondu les outils avec les vérités.
L’économie n’est pas une divinité. La religion n’est pas Dieu.
Ce sont des instruments — et ils doivent servir l’humain, pas le dominer.

Si on analyse notre économie de marché en partant de la main invisible de Smith du XVIIIᵉ siècle, on comprend que cette main invisible n’est ni plus ni moins que notre conscience collective.

Évolution des visions économiques

Époque Penseur / Courant Type de marché Vision économique Répond à
Antiquité – Iᵉʳ siècleÉconomie de proximitéMarché oral, marchandage, monnaie rareÉchange local, lien social entre particuliersAbsence de monnaie, économie de subsistance
Moyen ÂgeScholastique / Marchés féodauxJuste prix, foires, contrôle seigneurialMorale chrétienne, régulation religieuseUsure, déséquilibre féodal
XVIᵉ–XVIIᵉ siècleMercantilismeCommerce colonial, protectionnismeAccumulation d’or, État fortRivalités européennes, centralisation
XVIIIᵉ siècleAdam SmithMarché libéralMain invisible, libre échangeMercantilisme étatique
XIXᵉ siècleKarl MarxMarché capitaliste industrielLutte des classes, propriété collectiveExploitation ouvrière, accumulation privée
XXᵉ siècle (1930)KeynesMarché réguléIntervention étatique, relance par la demandeCrise de 1929, chômage massif
XXᵉ siècle (1980–XXIᵉ)HayekMarché autoréguléLiberté individuelle, anti-planificationBureaucratie étatique, perte de liberté
XXIᵉ siècleNéolibéralismeMarché globaliséMaximisation du profit, compétition mondialeRecherche de croissance illimitée
XXIᵉ siècle (proposition citoyenne)Fond CitoyenMarché régénéré, économie citoyenneRecentrage sur le citoyen, autonomie solidaireDérive du marché globalisé, effacement du sens commun

Extrapolations et dérives des pensées fondatrices

Ni Keynes ni Hayek ne souhaitaient que leur système économique soit extrapolé. Mais c’est ce que les systèmes environnants ont fait.

Penseur Vision originale Extrapolation historique Dérive perçue Réponse citoyenne
KeynesIntervention temporaire pour relancer la demandeGestion permanente de l’économieÉtatisation, bureaucratisation, déficit chroniqueRégulation ciblée des besoins fondamentaux
HayekMarché comme système d’information décentraliséDogme absolu, rejet de toute régulationDérégulation extrême, privatisation des biens communsEncadrement du marché, protection du bien commun
Fond CitoyenLe citoyen est la source de valeurRecentrage sur autonomie et solidaritéRefus de l’instrumentalisationPlateforme citoyenne, régénération collective

Ce que j’en dis personnellement

Il est grandement temps de rétablir l’équilibre. L’être humain doit avoir la place prioritaire dans tout système qui prétend le gérer, qu’il soit politique ou économique.

On ne doit pas se contenter d’être des consommateurs passifs, à qui l’on dicte ce qui est viable ou non pour la société. Nous devons reprendre notre place dans les justifications, les décisions, et les explosions de tarifs. Nous devons collectivement redevenir des citoyens actifs.

Notre solidarité redonnera au marché une conscience collective, et non une logique individualiste. L’économie doit être un outil au service de la dignité humaine, et non l’humain au service de l’économie.

Autrefois, dans une société profondément religieuse, un homme sage disait pour faire réfléchir : « Dieu a fait le sabbat pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. » Ce qu’il nous disait, c’est que l’outil ne doit jamais devenir un prétexte pour faire passer l’humain après lui.

📢 Recentrons l’économie sur l’humain. Rejoignez le Fond Citoyen.