Dans les annĂ©es 1950, le QuĂ©bec vivait sous lâemprise du clergĂ©. LâĂglise dictait la morale, contrĂŽlait lâĂ©ducation et freinait lâĂ©mancipation sociale. La RĂ©volution tranquille a marquĂ© une rupture historique : lâĂtat est devenu le moteur du progrĂšs, porteur dâune vision collective.
Mais aujourdâhui, une autre forme de dĂ©pendance sâest installĂ©e â plus discrĂšte, mais tout aussi contraignante : celle des marchĂ©s financiers, des multinationales et des Ă©lites Ă©conomiques Ă©trangĂšres. Ce nouveau clergĂ© ne prĂȘche pas dans les Ă©glises, mais dans les bourses et les conseils dâadministration. Il dĂ©cide qui peut ĂȘtre « sauvĂ© », qui doit « payer », et qui reste sur le pavĂ©.